DE l’ARISTOCRA-TIE DE BERNE. *47
les pays de Gex et le Chablais qu’on rendroit au duc;que Geneve conserveroit sa combourgeoisie avecBerne; que le traite d’alliance subsisteroit dans touteson integrite; mais on accorda en meme temps defaire decider par voie de droit, si Geneve avoit ledroit de contracter des alliances; et on consentitque les autres pretentions du duc sur Geneve fussentterminees par une eomposition ä l’amiable. Le mi-iieu du lac de Geneve fut regarde comnie la limitedes deux Etats. Les t'ois d’Espagne et de Fi’ance,garants du traite, l’ayant ratilie, le-duc de Savoierentra en possession des pays concedes.
Le meme duc Pliilibert, pour etre sur de ne trou-ver aucun obstacle ä ses projets ambitienx contrela France, conclut un traite avec Berne, en i5yo,pour vmgt-cinq ans.
Les massacres de la Saint-Barthelemi avoient ex-cite dans toute l’Europe une horreur universelle, etune profonde compassion envers les mallieureusesvictimes. A Berne, les deux lils de Coligni et d’autresseigneurs du meme parti, trouverent un asile et dessecours geneveux. Les cantons protestants, se me-fiant des catlioliques , etoient tres vigilants , lescroyant capables de la plus noire perfidie. L’ambas-sadeur de France , pour calmer leurs sombres soup-cons, les assura qu’ils ne devoient point prendreombrage d un acte de rigueur autorise par les com-plots trames par les Huguenots. Ainsi l’on cherchoit
justifier une action atroce par des bruits calomn ieux. Les deux cantons de Berne et de ZuxicU