BE e’ARISTOCRATIE DE BERNE. l6l
envoya, eu 170g, dans le Toggenbourg un deputeconciliateur soutenu par un corps de troupes; onne pouvoit que difficilement prevenir les explosionsles plus funestes.
L’abbes’etoitadresseala maison d’Autriche, qu’ilavoit trouvee tres disposee ä le seconder; les can-tons instruits de eette violation du traite de la con-federation, l’exclurent de la diete helvetique. Maisl’empereur l’ayant assure par son ministre, et le papepar le nonce, de leurs puissantes protections , l’abbefier de ces proinesses se livra aux demarches les plusinconsiderees; il arma quatre inille hommes, qu’ilmit en garnison dans sa residence de Wyl; ce corpsabandonna la ville ä l’approclie des troupes de Zü-rich, et l’abbese refugia ä Lindau: ces meines troupessemparerent des deux couvents qu’on regardoitcomme la clef du To' r £renbourg.
Le gouvernement de Berne voyant le peril emi-nent auquel la patrie etoit exposee par les intri-gues de l’abbe, et par l’anarcliie qui- regnoit dansle Toggenbourg, s’unit tres intimement avec Zu-ri cb , et arma trente - cinq mille hommes. Lespeuples de Schwitz, de Lucerne, d’Uri, de Zuget d’Underwald, agites par le nonce et les pretresfanatiques, prirent les armes en faveur de l’abbe,et s’-emparerent des bailliages llbres, du cointe etdes villes de Bade et de Bremgarten; les troupesde Zürich et de Berne les en chasserent, malgre uurevers qu’avoit eprouve un corps de Berriois : leehüteau et la ville de Bade firent d'abord quelque
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