IÖ2 ORIGINE, ESPRIT ET DESTINEES
resistance , mais ils furent bientot forces de capi-tuler. Pendant les progres des arinees protestantes,l’empereur engageala diete de llatisbonneä prendrela defense de l’abbe comme membre del’empire, eta lancer un decret contre les deux cantons; pour lesintimider, il fitavancer des troupes vers les frontieresde la Suisse. Le pape envoya aux cantons catlio-liques une somme d’argent, et implora le ciel pardes prieres publiques, pour le succes des armes ca-tboliques. Berne et Zürich prouverent dans un ma-nifeste que l’cmpire n’avoit aucun droit de se melerdes interets de la Suisse, le traite de Westplialie luiayant assure son entiere independance; les puis-sances protestantes tres attachees au maintien de cetraite s’interesserent aux deux cantons ; 1’empereurpar des considerations politiques, devant inenagcrces puissances, resta dans l’inaction. Par la meineraison , l’ambassadeur de France se borna ä exliorterles cantons ä la paix, et ä tenir cn suspens les deuxpartis par des declarations equivoques. Le roi litmarcber quelques troupes sur les frontieres de Bale ;les cantons neutves negocierent une reconciliation ,mais Zürich et Berne insistant sur la possession ex-clusive du comte de Bade et des bailliages lilires,mirent obstacle ä la pacification generale. Uri etLucei-ne ayant consenti, cette paix partielle fut con-clue ; mais les trois autres cantons etoient outres dedepit de se voir abandonner: le nonee et les pretresentrainerent de nouveau le peuple d’Uri et de Lu-cerue a reprendre les armes 5 un corps de six miH e