BE l’ARISIOCRATIE DE SEEJfE. l63
eatlioliques passa la Reuss, et surprit pres <lu cou-vent de Mouri un corps de Bernois, qui s’etoit fie äla paix conclue avec Uri et Lucerne; l’armee catho-lique de douze mille Rommes, fiere de ce succes,attaqua pres de Willmergen l’armee de Berne deRuit mille Rommes avec une teile impetuosite , quel’aile gauche des Bernois plia d’abord ; cependant 3egeneral Friseliing , et les eoinmandants N. de Dies-Racli, J. de Sacconay, May et Manuel, retablirentle combat, et les Bernois durent ä la presence d’es-prit, ä 1 intrepidite et a l’union de leurs cliefs, lavietoire complete qu’ils remporterent sur les catRo-liques. Zug detnanda et obtint la paix; et Rappers-wil ouvrit ses portes aux Zuricois. On convint d’unarmistice, et la paix definitive fut conclue le n aout1 7 1 j par ce traite l’on assura au Toggenbourg sesanciens privileg es ; et l’on y regia tout ce qui con-cernoit les droits et l’exercice du culte des deuxreligions. Lecomtede Bade resta aux deux cantons,le eanton de Glaris conserva sa part i la coregence;celui de Berne fut admis ii celle de la Tliurgovie,du Rintlial et de Sargans. (r)
C est avec une peine extreme que les cantons ca-tRoliq ues se virent depouilles du comte de Bade et (*)
(*) Les causes q U j avo ; ent amenecette guerre, l’influcncedes ministres
les faits militaires
etrangers , la division entre les cantons , et
°nt öle präsentes de la maniere la plus
plete et la plus interessante dans les deux ouvragesiRstoriques publies en ,^3 et l8o3>
par JVI. L. Meister.