IJ2 OIIIGINE, ESPKIT ET DESTINEES
toute affaire qui leur etoit deferee. Ces magistratsexercoient une espece de censure, et cette Institu-tion servoit ä prevenir les abus , par la facilite qu’onavoit de les denoncer, ou ä corriger ceux qui exis-toient, puisque, par cet organe, on les fivisoit con-noitre aux autorites constitutionnelles ; ce ressortcornmuniquoit une impulsion salutaire au corpspolitique, et entretenoit sa vie et son activite.
Les formes des elections sont tres importantesdans une aristoeratie, il faut qu’elles soient combi-nees de maniere ä prevenir les brigues et les cabales,contre lesquelles , malheureusement , le sermentmeme ne fut pas toujours une garantie süffisante.Pour les elections des senateurs, on avoit suivi unemetliode par laquelldla faveur des suffrages se trou»voit restreinte par les chances du sort, et dont l’ex-perience du temps avoit consolide l’usage.
On commencoit par tirer au sort dix electeurs,trois senateurs et sept membres du Deux - Cents.Ceux-ci proposoient par un scrutin secret, des can-didats , leur nombre ne devoit pas etre moindre desix,- jusques ä ce que ce nombre füt complet, onrecommencoit 1 Operation. Les candidats nommes,chaque membre du Deux - cents tiroit d’un sacdestine ä cette ceremonie , une ballotte 5 un tiersdes ballottes etoit en argent et les deux autres tiersen or 5 ceux ä qui ces dernieres etoient tomliees enpartage, jouissoicnt seuls du droit de donner ieursvoix. Les quatre candidats qui avoient obtenu lapbjralite des voix tiroient encore au sort, et les