Sur ee sort de la suisse. iö&
lui. Sigismond et Frederic cherclierent ä l’envi ägagner les Suisses par des offres insidieuses ; leursdeputes assembles ä la diete prirent ces offres endeliberation, et quoique l’occasion eut ete tres favo-rable pour faire la guerre au duc, ils declarerent äl’empereur qu’ayant conclu depuis peu d’annees unetreve de cinquante ans avec rAutriclie, ils etoicntl'esolus de l’observer religieusement. Mais Fredericcalomnia les Suisses aupres de 1’empereur, les luipresenta comme des rebelles, et lui fit meine lesplus belles promesses s’il vouloit le secourir pourles subjuguer.L’empereur, en affectant deletonne-ment, communiqua ces plaintes du duc aux Suisses,qui voyant ses intentions liostiles, en furent tresalarmes: ils se justifierent aupres de l’empereur, entaisant voir l’absurdite des plaintes de Frederic ; eten meine temps ils t;\clierent de connoitre les in-tentions de Sigismond. L’empereur reproclia au ducsa legerete et le peu de fondement de ses griefs;pour s’en excuser, il en rejeta la faute sur ses gou-verneurs et ses baillifs. II demanda du temps pourpi'endre les rcnseignements necessaires. Quelquetcnips apres, il declara aux deputes suisses qu’ilavoit ete trompe par ses adininistrateurs, et qu’illes en avoit dejä punis ; qu’il etoit pret a laisserterminer Ses differenls par des arbitres, desirantmaintenir l a p a j x avec une n alion si fidele ä ses en-gagements. Les deputes lui repliquerent : « Vous
* ri °us rende?, justice j comptez que la treve sera
* religieusement observee, - Dans le concile, il y