jgo INFLUJiNCE ßü CONCILE DE CONSTANCE
aut un parti qui vouloit perdre le pape; on le me-naca d un examen public de sa vie : il eut honteden voir paroitre le scandale au grand jour, etprefcra plutötde renoncer ä la tiare. 11 fit son abdi-cation devant le concile avec un air d’humilite etune serenite qui touclierent tellement l’empereurqu’il öta sa couronne pour lui baiser les pieds; undes peres de leglise , le patriarclie d’Antioclxe , leremercia d’avoir rendu, par ce genereux sacrifice ,la paix ä leglise; l’empereur dlna chez le pape, quiconsacra pour lui la rose d’or. Mais la defiance estle tourment des prinees : Sigismond soupconna labonne foi du pape, il craignit qu’il ne quittät leconcile pour reprendre la tiare, et ensuite pro-tester contre ses decrets. Le pape et le duc d’Au-triche feignirent d etre tres ol'fenses de ces soup-cons,et tranquilliserent l’enipereur : le pape donnal’assurance qu’il ne se retireroit de Constancequ’avec le concile; mais la erainte ct 1’inccrtitudesur son sort agitoient le pape , qui frappe de soni-bres pressentiments, prit le parti de s’enf'uir, etarriva deguise ii SchafTouse. Le duc accuse de-vant le concile par les eveques de Loire, de Trentoet de ilrixen, de plusieurs actes de violence, desi-roit que cette assemblee fut dissoute; ä la faveurdu turnulte et des preparatifs d’un tournois, il siU"vit le pape. L’enipereur, les peres de leglise cnfurent consternes. ün vit le peuplc irrite contt' e 1®saint-pcre se livrer a toutes sortes d’exces; b‘ s I’ re “lats et seigneurs de 1’Autricbe et de Vltaliß) po ur se