194 nVFDUENCE DU COJJCILE DE COySTANCE
Le concile menaca tle rexcommunication lesSuisses, s’ils ne se pretoient point aux intentionsde l’empereur. Comment resister ä ces menaces , äces promesses , et ä l’exemple des Etats qui avoientenvahi les pays appartenants au duc Frederic? Unesi noble resistance auroit exige une vertu qu’on.chercheroit en vain dans les annales de l’histoire,ou la simplicite d’un peuple pasteur, tel que celuidu canton d’Uri, qui content de son sort, et ne de-sirant point de s’agrandir, resista avec fermete ä cesinsinuations insidieuses.
Sans en prevenir les confederes , les Bernois sousla banniere de l’empire , entrerent dans l’Argovie.Les Lucernois entraines par cet exemple, prirentaussi les armes. L’Argovie, ä l’approche du danger,assembla ä Sur les deputes des villes et de la no-blesse,pour prendre un parti dans ces conjonctures.Les villes proposerent de constituer FArgovie enEtat libre, de s’allier avec les Suisses, de reserverau prince ses droits, et d’observer la neutralite cn-vers l’Autriche et les cantons. La noblesse , soitqu’elle crüt qu’il lui seroit difficile d etre rccue dansla federation , soit qu’elle craigmt de mecontenterle duc, ou que legalite republicaine lui dcplüt,rejeta la proposition des villes , et sans rien con-clure l’assemblee lut dissoute.
Les Bernois se presenterent devant la ville deZoffingen 5 eile fut prise apres quelque resistance :les villes d’Arau et de Broug, les cliäteaux et lesvilles d’Arbourg et de Lenzbourg , suivirent 1°