SUR I.E SORT DE LA SUISSE.
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meine sort; Ie peu d’Autrichiens en garnison dansles chäteaux , les abandonnerent sans se defendre.Les Bernois, avec le secours de leurs allies deBienneet de Soleure , se rendirent maitres de l’Argoviejusqu’au conlluent de l’Aar et de la Reuss : les villeset le pays leur preterent le serment de fidelite ,apres s etre feit assurcr solennellement leurs an-ciens droits et privileges. Les autres eantons suivi-rentl’exemple de Berne, ne voulant pas que ce can-ton envaliit seul les Etats d’Autrielie. Lucerne pritpossession de Sursee, Zürich de la seigneurie deKnonau : les sept eantons reunis prirent le comtede Bade , mais le eliäteau et la ville se defendirent.Burkard de Mansbourg, bailli d'Autriche , com-mandoit dans le chateau, il y avoit quelque mesin-telligenee entre lui et la ville ; ayant appris le sortdu duc, et ne pouvant plus esperer du secours,il se rendit par capitulation. Frederic d’Autriche sevoyant depouille de presque tous ses Etats , n’ayantui le courage qui Supporte le malheur , ni celui quisait profiter du zele de ses ainis, et de la fidelite deses sujets , s’ahandonna a l’irresolution, et prit leparti pusillanimo de se mettre entre les mains delempercur; contre l’avis du pape, il quitta Lauffen-bourg et se rendit ä Constance, accompä'gne duduc de Baviere et de 1 electeur de Brandebourg : ilse presenta ii l’empereur, qui, entoure d’un grandnombre de princes, de seigneurs et de prelats, lefecut avec un orgueil et un faste iusultant. Fredericse mit trois fois ä genoux, s’appuy ant sur ln bras