SUR LE SORT DE LA SUISSE.
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brisees; mais le genie inquiet de l’ambition , si fe-cond eu ressources, n’en saura-t-il pas inventer de
nouvelles ?
L’empereur vit avec jalousie le chäteau de Badeentre les nialns des Suisses; il le reclama en lesmenacant de sa colere : ils ne voulurent point s’endessaisir; alors Sigismond ordonna au comte Fre-deric de Toggenbourg et a Conrad de Weinsberg,de s’en mettre en possession : ils s’en approcherentavec quelques troupes , mais quel fut leur etonne-neinent en le voyant livrer aux flamines , et lesSuisses se repaltre de ce spectacle ! Les imperiauxen demanderent la raison, ils leur repondirent:» Nous aurions fidelement observe la capitulation« de Bade, mais contre la foi des traites les habi-* tants de Winterthour , sujets de l’Autriche, ont« devaste le territoire de Zürich ; c’est ainsi que nous« punissons la violation des traites. Ce fort, d’oii les
« ducs d’Autriche ont donne l’ordre d’opprimer« notre pays, de livrer les batailles sanglantes de
* Sempach et de Morgarten , sera detruit pour tou-
* Jours.» Les Suisses asseinbles en diete, partagerentles depouilles du duc ; cliaque canton garda le paysqu il avoit envahi: le comte de Bade et les bailliageslibres furent gouvernes en conimun par les eantonsde Zürich , d e Schwitz, d’Unterwalden, de Zug etGlaris. Les deput.es d’Uri declarerent ä l’assemblee,« que ce n etolt point pour la confederation , mais« pour 1 empereur , q U ’ 0 n avoit entrcpris la guerre ;*que le duc dAutriclie ne l’ayant point olfense,