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Tableaux historiques et politiques des anciens gouvernements de Zurich et de Berne, et des époques les plus intéressantes de l'histoire de la Suisse / [Johannes Schulthess]
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DE ZÜRICH.

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« point notre demande.» L’eveque de Brixen repon-dit en son nom :« L’acte que vous demandez vous«sera aceorde lorsque tout aura ete remis dans le« meine etatqu’au temps de la conelusion de la treve.»D’Erlach repliqua : « L’empereur Albert votre prede-« cesseur, quoique duc d’Aiitriclie , ne nous a point« refuse cette conlirmation, et nous etions depuis« longtemps en possession de l’Argovie. » L’empereurse detennina ä proposer pour juges les electeurs , lecomte palatin ilu Rliin , ou quelques autres princesqui se trouvoient alors a Constance. Les deputes re-fuserent la pi'oposition et se retirerent, s’encoura-rageant les uns les autres, quoique le coeur navre, apersister dans leur Resolution.

La ville et l’abbe de Saint-Gall tächerent ä l’envide gagner la bienveillanee de l’empereur. Saint-Gall eornmc ville imperiale preta le serment, maisrefusa de prendre part a la nouvelle confederation.L’empereur reussitencorcnioins aupres d’Appenzel;ee pays dependoit de l’empire, mais les habitantsetoient tres attaclies aux cantons. Le comte de Wald-kourg leur representa" tous les avantages d’une nou-velle confederation dont 1’empereur seroit le ehe!,qu’ils ne pourroientrefuser d’y prendre part sansen-courir sa disgrace, que leurs liens avec les cantonsetoient tres oncreux, et que s’ils avoient quelquesscrupules a ee snjet, leveque d’Augsbourg et quel-ques savants les examineroient et en decideroient.Ces montagnards repondirent: «Nous n’avons pas« besoin de juges etrangers, la probite est le notre,