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« eile nous commande d’observer nos serments, de« ne point nous meler des dissensions de nos allies,« et de ne point prendre parti contre eux.» Les can-tons raffermirent ce bon peuple dans ces loyalesdispositions.
Les sujets du comte de Kybourg, assembles presdu couvent de Toess, ayant ete delies de leur ser-inent ä la ville de Zürich , le preterent ä la mai-son d’Autriche, entre les mains du margrave deHöchberg.
Les sept cantons, dans l’espoir de conjurerl’orageejui s’approclioit, tinrent de frequentes assetnblees,ils envoyerent ä Zürich l’avoyer P. de Luctishoffende Lucerne, ä la tete d’une deputation; l’avoyer re-presenta avec force au Senat le danger d’une al-liance avec l’Autriche, et leur rappela les longuesguerres que la Suisse avoit soutenues contre cettemaison, pour se soustraire au joug qu’elle vouloitleur imposer. Le Senat repondit, que si les cantonsavoient ete fideles au lien qui les unissoit ä Zürich ,s ils avoient rendu justice ä son amitie, ilsn’auroientpoint contracte d’autres alliances. La declaration duDeux-cents fut cncore plus tranchante: « Nos allies« par leur partialite en faveur du canton de Schwitz,« par Tabus qu’ils ont fait de notre condescendance,« nous ont forces ä prendre des mesures qui garan-« tissent inieux notre siirete; il est trop tard pour en« revenir, c'cst en vain qu’on voudroit aujourd’hui« detaclier notre ville imperiale de son union avec« Tcmpereur, eile ne contrarie point notre alliance