DE ZÜRICH.
discipline , s’ils ne savoient pas mieux se faireobeir, ils les quitteroient. Les corps de ces cantonss’assemblerent en diete generale, ils arreterent queces attentats seroient punis par la roue, les deuxmeurtriers furent condamnes a ce cruel supplice.Les quatre cantons terininerent ainsi leur expedi-tion j les troupes retournerent dans leurs foyers :en passant au couvent de Rueti ils se livrerent ädes exces revoltants , detruisant les edifices , enle-vant les cloches, maltraitant les pretres, ouvrantles tombeaux pour jouer avec les ossements desmorts; ils n’epargnerent pas meme ceux du derniercomte de Toggenbourg. En passant au couventd’Einsiedlen , ils crurent expier leui’s exces par lesadorations qu’ils offrirent ä l’image miraculeuse dela Sainte Vierge, k laquelle ils attribuerent le bon-heur de leurs armes.
Le margrave, renferme ä Zürich et hors d’etatde tenir tete ä l’ennemi, se trouva dans une peni-ble Situation. Les Etats germaniques avoient refusede prendre part ä la guerre, et l’empereur n’en-voyoit aucun secours; les princes d’Autriche etoientdesunis, les fmances de la maison epuisees, lesetats generaux de ses provinces meconCents, lesroyaumes d’Hongrie et de Boheme agites par destroubles, et les Ottomans victorieux.
D un autre cote, Zürich etoit humiliee , decou-ragee et meeontente de voir la noblesse autr.-chienne Sans ardeur pour la guerre , se livrer auxjeux et au libertinage , et desiroit de se voir deU-