DE ZÜRICH.
280
son le lui refuse, eile se jette dans les bras de laSuperstition.
Le premier exploit des cantons fut le siege deRapperschwyl, la ville fit une vigoureuse resistance,et depourvue de vivres et d’eau, le lac n etoit pointaccessible, eile affronta les privations coinme lesdangers. Le pays d’Appenzel, apprenant que la villede Zürich s’etoit etroitement liee avec l’Autriche,et avoit rejete l’intervention des cantons , embrassala cause de la confederation.
Les troupes de Berne et de Soleure, comman-dees par Ulric d’Erlach, joignirent l’armee de laconfederation, cette armee pour se venger des in-sultes et des offenses de la garnlson de Greifenseeeontre les habitants des environs, qui s etoient ren-dus ä leurs armes victorieuses, resolut d’aller assie-ger le chateau; Wildbans de Landenberg y com-mandoit: aux tourbillons de Hammes qu’il vit s cle-ver de toute part, il ne douta plus de l’approche del’ennemi; n’ayant que quatre-vingts hommes pourla defense du fort, il mit le feu ä la ville apresavoir renvoye les femmes et les enfants ; plusieursd’entre elles, s etant arretees trop long-temps, et netrouvant plus d’autre asile , se sauverent chez lesennemis, qui en eurent compassion ? leur donne-rent quelque nourriture - et les renvoyerent dans unvillage voisin. De Landenberg , anime par f bo"n-neur et la renommee de son courage, defendit lechateau avec l’intrepidite et le caime d’un vaillantguerrier; le fort etoit situe sur un roc, et tous les