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«lit le monstre , n’est point connu parmi nous ;remplis ta Charge et raisonne moins. II continua,mais jetant toujours un regard suppliant sur Re-ding, et avec plus d’emotion encore ä la trentiemeet ä la quarantieme victime; mais rien ne flechitcette ame atroce. La terre humeetee de sang n’ab-sorboit plus celui qui couloit, et les tetes et leseorps etoient ranges autour d’Itel Reeling; il lesdevoroit de ses yeux. La nuit commencoit ä couvrirde son voile funeraire cette scene de sang , Redingfit allumer des torches de paille ,• ä leur sombrelueur tomberent encore dix tetes. Le bourreausentit ses forces cpuisces, et Itel Reding fatiguelui-meme du spectacle se retira ■ dans ce mornentun tres jeune homrae, qui se presentoit ä l’echa-faud, se vit rendu ä la vie, et neuf autres jeunesgens furent sauves avec lui.
Onconstruisitdans la suite une chapelle en l’hon-neur des mänes de ces guerriers , Ton y dit desmesses pour le salut de leurs ames.
Le lendemain , les confederes se partagerent lesriches provisions du chäteäu, et le detruisirent defond en comble. Dans une lettre circulaire adresseea ux princes et aux villes d Allemagn e, ils s’efforceren tde presenter cette horrible action et les motifs dela guerre sous le jour le plus lavorable.
Les babitans du Tyrol , attaclies aux Suisses parbeaucoup de rapports de caractere et de moeurs ,voyoient avec douleur cette nation livree ä tous lesfleaux de la guerre civile, Dans l’espoir de la paci-