DE ZÜRIGH.
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leur valeur. Le dauphin frappe du devouement ma-gnanime des Suisses les plaignit, et convint qu’au-cune victoire n’avoit ete si cherement achetee. Lesgeneraux et l’armee francoise, le concile et l’Eu-rope furent etonnes dune action, qui egaloit lesfaits les plus fameux des temps herolques de laGrece.
Bernard Mönch, qui avoit negocie ä la cour deFrance le secours des Armagnacs, se promenant ächeval le lendemain sur le champ de bataille avecplusieurs nobles allemands, contemploit d’un oeilavide les corps etendus de tant de heros: c’est au-jourd’hui,s’ecria-t-il, que nous nous baignons dansdes roses; un des federes couches parmi les morts,se soulevant d’indignation, lui lanca un coup depierre : « Tiens , lui dit-il, voici une de ces roses. » Latete de Mönch en fut atteinte, il tomba de cheval,et mourut peu de jours apres.
Le clerge, le magistrat, et les femmes de Bälerendirent ä ces martyrs de la liberte les derniershonneurs, et les firent ensevelir en terre sainte. Lesiege de Farensberg fut leve, et les Suisses se reti-rerent dans leurs cantons.
La nouvelle de cette terrible victoire etant par-venue ä Zürich, au morne silence qui avoit regnedans la vill e , succederent les chants d’allegresse ,• leson des cloches, le bruit des trompettes et des tim-hales se firent entendre et etonnerent les assiegeantsqui en ignoroient la cause. Lorsqu’elle leur fut con-»ue, Berne et Soleure proposerent de faire lever le
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