de Zürich.
3ii
Cest au glorieux combat de Saint-Jaeques queles Suisses durent cette lionorable paix; le dauphin,ayant appris a les connoitre , ne voulut plus com-niettre avec eux ni son honneur , ni son armee, etconcut des-lors le projet de les faire servir d’ins-trument ä son ambition. Pendant le cours de la ne-gociation, pour arracber des Suisses une sommed argent, on essaya de les intimider; ä ces tenta-tives ils surent opposer leur pauvrete et leur fer-mete.
La guerre des confederes avec la ville de Zürichne tarda pas a recommencer, leurs troupes occu-poient le canton ; on vit leurs bateaux enleverceux des Zurieois. Le comte de Sargans fut pris parles Autrichiens, et repris par les troupes de Glaris;mais tout ce que ce canton exigea du comte futd’observer la neutralite.
L’electeur palstin , le margrave Albert de Bran-debourg se trouvant aupres du duc Albert, frere de1 empereur, ils convinrent avec lui de convoquerles comtes et Chevaliers de la Souabe. A cette as-semblee lAutriche representa que l’empereur uesi-roit sincerement la paix , mais demandoit d’avanceque la ville de Schaffouse , les pays hereditairesde sa maison lui fussent restitues. La noblesse ,voyant le moment favorable pour assouvir sa hainecontre la Suisse, envoya ä Schwitz et ä ses alliesnombre de cartels; tel que le margrave Albert avecquarante-trois comtes ou Chevaliers. Ulric et Louis,comtes de Wirtemberg, avec soixante-quinze comtes