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g v E R r. E
ne voulant point se compromettre avec ces deuxpuissances en se presentant comme negociateur, ilchargea de ce rcle ses deux amis le comte Jean deNeuchätel, et le comte de Valengin j ces seigneurscraignoient que si l’armee francoise etoit vaincue, leduc de Bourgogne et les Suisses lui fermant le pas-sage , eile fut forcee pour entrer dans le Dauphine,de traverser leveche de Bäle et leur propre pays ; ilimportoit donc ä ces comtes que la paix fut retablie:eile le fut en effet par leur Intervention et le traitesigne au quartier general d’Ensislieim vers la find’octobre i444 ? entre le dauphin au nom du roi sonpere, et les seigneurs seculiers et ecclesiastiques,les peuples, villes et cantons de Bale, de Berne, Lu-cerne, Soleure, Uri, Schwitz, Underwald, Zug etGlaris, leurs sujets et leurs allies , le duc de Savoie,les comtes de Neuchätel et de Valengin , les villesde Bienne et de Neuville.
Le dauphin promettoit dans ce traite dengagerles nobles qui etoient en guerre avec Bale ou avecd’autres villes, ä faire la paix avec eux et meine deles y contraindre 5 que l’armee francoise evacueroitles payssituessur les deux rives du Rhin et quellen’entreroit ni en Suisse , ni dans aucun pays de sesallies.
On retablit la communication libre entre lesdeux etats. Les cantons accepterent la mediationdu dauphin pour retablir la paix avec l’Autricheei la ville de Zürich , sans deroger au present traite ,si la conciliation ne devoit pas avoir lieu.