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exces revoltants ; ils firent maltraiter et assassinerdes membres du gouvernement de Berne et de Fri-bourg , interdirent les marches du pays aux sujetsde Berne, firent arreter a Morges des marchandsavec leurs effets , enleverent des habitants du can-ton de Fribourg, les firent pendre aux arbres, etaccompagnerent ces atrocites des menaces les plusoffensantes: il en falloit beaueoup moins pour exci-ter les Suisses a la plus prompte vengeance. Le 14 no-vembre 147^, Berne envoyaaucomte une deelarationde guerre, motivee sur les cruautes qu’on s etoit per-mises. Les hostilites commencerent; les bannieresde Berne et de Fribourg se presenterent deyant laville de Morat; les habitants, consternes et divises,ne pouvant obtenir aucun delai, rendirent la ville,eile preta le serment d’obeissance, les anciens Pri-vileges furent confirmes, et on lui en promit denouveaux. Les deux cantons alternativement gou-vernerent ce petit pays par des baillis. Avanehe futtraitee avec menagement en l’honneur de sa pa-tronne la sainte Yierge de Lausanne. Payerne en-voya les clefs de la ville ; l’armee s’y arreta pourattendre les bannieres de Zürich et celles des au-tres cantons. Des jeunes guerriers impatients de cerepos firent une incursion sur les bords du lac deNeuchatel. Cudrefin leur ferma ses portes, maiseiles furent bientöt forcees ; apres avoir pris cettepetite ville, on lui rendit ses privileges; celle d’Es-travayer en etoit tres peu eloignee; eile fleurissoitpar ses manufactures, et etoit defendue par un chä-