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teau, par le fort de Chevaux, situe sur une hau-teur, et la tour de Savoie, placee sur un rocherencore plus eleve.
Claude d’Estravayer, favori du duc, y comman-doit; ä l’approche des Suisses il se rendit avec sesofficiers sur la grande place, et declara hautementque quiconque manifesteroit quelque envie de serendre seroit puni de mort. Aux sommations desSuisses on repondit par des coups de canon, pardes offenses et des bravades d’attachement. Mais lesSuisses se precipitant avec impetuosite contre unedes portes, leurs hallebardes en avant, l’enfon-cerent; le tumulte et le massacre devint general;moyennant les cordes dont la garnison vouloit seservir pour s’echapper , une partie des assiegeantscscalada les murs; beaucoup d’habitants se refu-gierent dans le chäteau. Le commandant offrit unegrande somme pour obtenir la vie, mais il fut im-mole; setant rendus maitres du chäteau, les Suissesempörtes par leur ressentiment y firent un grandcarnage ; pour en ecbapper, des fuyards par deses-poir se jeterent ä la nage dans le lac, d’autres serendirent en grand nombre sur des bateaux qui,trop cbarges , furent bientöt submerges; ce specta-cle, les gemissements et les cris des lxabitants flechi-xent enfin jgg vamqueurs, tls accorderent la vie aureste des habitants, et leur donnerent meine du painet quelque argen t. Le butin fut Charge sur des cha-riots ; des soldats etrangers, en ayant distrait quel-ques effets , furent punis de mort. On brula le chä-