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« rage rious anime. » Pendant qu’il parloit eneore ,le soleil dissipa le nuage: «Voyez, dit-il, le eiel(i s’eclaircir, il nous proniet la victoire , souvenez-« vous de vos fenrnies et de vos enf'ants 5 et vous« jeunes gens,pensez ä vos epouses, et ne permettez« pas qu’elles deviennent la proie des Bourguignons :« braves, en avant. » Dejä l’on s etoit avance, que lechevalier Herter proposa de faire une barricade pourse rnettre ä couvert de la cavalerie ennemie, onn’osoit le contredire ; F. Keller de Zürich , seulsj opposa : « De telles precautions n’etoient pas ä«l’usage de nos ancetres; confions-nous ä nos bras« courageux, que tous ceux qui desirentdecombattre« marchent avec nous. » Les armees furent en pre-sence pendant plusieurs heures, les Bourguignonsne quitterent point leur position , croyant que lesSuisses n’oseroient les y attaquer; inais Hallwyl l’en-treprit, lartilierie des cnncniis l’inquieta d’abordvivenient,et leur cavalerie en vint aux prises aveccelle des allies : le duc Rene alloxt succomber, lors-que Hallwyl fit un mouvement pour prendre l’en-nemi par les flancs , et saut'a le jeune prince. Lechef de lartilierie des Bourguignons ayant ete tue,cette mort jeta le desordre dans le corps qu’il com-niandoit; Hallwyl en sut profiter, poussa jusqu’aufosse , le franchit, s’empara des batteries et dirigeales canons contre l’ennemij apres ce premier Suc-res , il se porta avec les comtes de Gruyere et deThierstein sur la hauteur de Courgevaux pour endeloger l’ennemi, et y reussit. Waldmann livra un