DE BOURGOGNE.
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combat opiniatre au duc Chai'les , dont l’armee neput resister au torrent impetueux des Suisses; leduc de Somerset, ä la tete des gardes angloises et decelles du duc, avoit deja repousse la eavalerie descomtes de Gruyere et de Thierstein, lorsque lui-meme fut renverse d’un coup mortel et que cesgardes recurent l’ordre de eouvrir la retraite de l’in-fanterie. Bubenberg avoit attaque et repousse lesLombards qui devoient observer la garnison; des cemomentla deroute des Bourguignons fut complete ;il n’y avoit plus ni ordre ni commandemeut, etCharles escorte d’abord de trois mille cavaliers, neuavoit plus que trente autour de lui lorsqu’il arriva äMorges. Les Suisses poursuivirent les ennemis sansfaire de quartier, s’ecriant au milieu du earnage:« C’est Brie et Granson que nous vengeons. » DejtuisMorat jusqu a une lieue au-delä d’Avenches, la terreetoit jonchee de inorts; les cuirassiers et les Lom-bards pousses jusqu’aux bords du lac s’enl'oncerentdans le terrain vaseux qui lentoure; un grandnombre fut noye en voulant se sauver ä la nage : onestima le nombre des morts ä quinze cents noblesct a quinze mille soldats ; la perte des federes ne futpas considerable, on ne la porte pas ä plus de cinqcents hommes. Les Suisses croyant que le comte deRomont pourroit tomber sur le dos de larmee,ahandonnerent leur poursuite pour aller lattaquer jmais le comte ayant appris la defaite de la grandearmee, se retira avec pvecipitation vers Estavayer,oü il fut ^tteint par les Suisses, et ce corps fut egale-