I)E BOURGOGNE.
il etoit entoure par ses amis, et par les comtes deßitsch, de Linanges et de Salm. Cette armee etoitcomposee des bannieres des federes, des Autri-chiens et de la cavalerie d’Alsace. L’arriere-garden etoit que de huit cents hommes. Cette armeesavanca par colonnes serrees, avec une Contenanceliere et tranquille. La terre etoit gelee j il tombabeaucoup de neiges. Les Suisses firent leur devo-tion , suivant leur usage, avant d’engager le combat.L’artillerie ennemie commenca l’attaque , sans leurfaire beaucoup de mal. Le Chevalier Herter, ä iafaveur d’un brouillard epais, deboucha par un che-min et des ravins presque impraticables, pour seporter sur une colline; de-lä le soleil ayant dissipele brouillard , il put decouvrir les dispositions del’armee ennemie. Charles se voyant pris en flanc,renforca l’aile gauche de Gaillot, et donna uneautre direction a l’artillerie. La corne d’Uri s’etantfait entendre ä plusieurs reprises, ces sons rauqueset sauvages reveillerent dans Tante de Charles detristes souvenirs et de sinistres pressentiments. Sonarmee fut attaquee ä la fois par les corps de Herter,de Waldmann et d’Eptingen ; eile ne put resister aleur impetuosite; les rangs furent rompus , son ar-tillerie enlevee. Dans ce cruel mornent, Charles }present partout, encourageoit les soldats et cont-mandoit encore en habile general; ntais les Suisses,par la violence de leur choc, par la ntasse de leurnoinbre , et favorises par les avantages de leurPosition , n’en remporterent pas moins la victoire-