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due Charles etoient des pays d’empire, et, commetels , devoient etre proteges par les Suisses. Latreve fut renouvelee; on demanda pour seule con-dition , sur les instances de la maison de Wirtem-berg, que le jeune comte Henri füt remis en liberte;mais l’esprit de ce pauvre prince avoit ete affoiblipar ses longs malheurs.
Louis xi, pour s’assurer de la Bourgogne, joignitä la force de ses armes l’astuce de sa politique;mais les violences auxquelles il se porta indignerentla noblesse. Le pays etoit dispose ä la revolte, etle prince d’Orange se plaignit de ce que le roin avoit point tenu sa promesse. Le roi demanda auxcantons un corps de six mille hommes, ä des con-ditions avantageuses , et s’engagea de payer les100,000 florins promis par les etats de Bourgogne.II leur representa, « qu’il etoit de leur interet de« seconder les desseins d’un ancien ami, qu’il se-« roit dangereux pour la Suisse d’etre environnee« de trois cotes par leur ennemi , qu’elle seroit«plus tranquille si la Bourgogne etoit possedee« par leur bienfaiteur et protecteur genereux, que« par la princesse Marie et Farcliiduc son epoux. »Les cantons ayant convoque une diete ä Lucerne,le roi, pour les faire consentir ä cette demande,leur rappela, « qu’ä son avenement au trone il« s’etoit engage par serment ä soutenir les droits« de la couronne ; qu il ne convenoit point de lais-« ser une puissance intermediaire entre la France« et la Suisse ; que la Bourgogne etoit dechiree.