I)F. BOURGOGWE. 4°9
blesse ä Dijon. Avant leur clöture, le roi prit pos-session de Dole , de Salins et de Gray. Les etatsprotesterent, et envoyerent l’archeveque en Suisse,a tete d’une ambassade nombreuse, pourtraiterde la paix avec les cantons. Pour solliciter leurappui aupres du roi, ils offroient de prendre gar-nison dans les places fortes, et desiroient.d’entrerdans la confederation helvetique. II y avoit a Bernedes hommes d’etat disposes ä saisir cette occasiond etendre le lien de la federation , dans l’espoirde lui donner d’autant plus de consistance et deforce; mais lesopinions des cantons democrates con-trai’ioient toute vue politique qui tendoit ä quel-que agrandissement. Heureux et libres dans leursAlpes , que pouvoient-ils desirer de plus? Tout ceque les ambassadeurs de la Bourgogne purent obte-nir, fut une treve et quelques preliminaires de paix,moyennant la somme de 100,000 florins,qu’on exi-gea pour les frais de la guerre. Les cantons en-■voyerent une lettre pressante ä Louis xi en faveurde la Bourgogne ; ce monarque y repondit parune longue deduction de ses droits sur le duche :mais en faisant valoir ces titres, en affectant derendre hommage ä la justice, n’en violoit-il pas lesprincipes ?
L’empereur sollicita par l’eveque de Constance lapaix des Suisses pour l’heritiere de la Bourgogne,en les assurant que le defunt duc avoit consenti aumariage de la princesse avec son fils l’archiduc Maxi-«lilien; il pretendit que presque tous les etats du.