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mes fiers en furent revoltes. Ce fut anx conseils deleurs cantons qu ils exhalerent leurs plaintes : « Piiit« ä Dieu, ecrivirent-ils , que nous n’eussions janiais« pris des pensions ! nos ancetres ont remporte des«victoires , et conserve notre independance sans« l’or des princes etrangers ; ä quel dan^er une«politique astucieuse ne nous expose-t-elle pas?« notre union et notre fermete peuvent seules nous« sauver.» La vertu de Bubenberg eloit aussi ine-branlable ä la cour que dans les camps, eile resistaä toutes les insinuations seeretes; inais ayant concudes soupeons contre ses collegues, il fut tres re-serve avec eux, et craignit que la liberte et l’hon-neur de sa patrie ne fussent exposes; mais commeil lui etoit iinpossible d’instruire le Senat de Bernede ses apprehensions, il prit le parti de quitter laconr deguise en menetrier. Arrive ä Berne, le partifrancois prevoyant l’impression que le rapport deBubenberg produiroit au conseil du Deux-cents,fut dans une grande perplexite , ct le senat ne le futpas moins : comment excuser ce depart clandestin ?on ecrivit au roi, « que de noirs soupeons ayant«agite l’esprit de i’avoyer de Bubenberg, il avoit« pris le parti de revenir dans sa patrie ; qu’au reste« il se seroit attendu ä un meilleur accueil pour les« grands Services qu’il avoit rendus. » Apres son de-part, Waldmann et Imholl dans une lettre aux can-tons , exageroient la puissance du roi, et ravaloientcelle tfe ses ennemis : cette lettre raffermit lessoupeons sur la probite de ces deputes, et leur lettre