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nier traite, et en accordant aux mineurs, des l’4gede quatorze ans, dans les bailliages eommuns, ledroit de voter en matiere de religion. La reforma-tion y avoit fait de tres grands progres, et plusieurscouvents l’avoient embrassee, tels que Wettingue etRheinau. A Soleure , le peuple y etoit tres porte ;trente-quatre villages venoient de la professer. Berne,par ses deputes, clierchoit ä apaiser les esprits, ensoutenant les nouveaux croyants. Mais le senat et lechapitre de Saint-Urs resterent tres attaches ä l’an-cienne croyance. Le grand conseil, dans un editqu’on devoit croire d’un autre siede, etablit la li-berte de conscience, le droit de choisir sa religion,la foi etant un don du ciel, qu’on ne pouvoit ni re-gier ni contraindre; mais la guerre malheureuse descantons reformes fit rentrer tout le canton dans legiron de l’eglise. Plusieurs communes ayant envoyedes secours ä Berne, pendant la guerre, furentcondamnees ä une forte amende. Les reformes, con-tinuant ä tenir des asseniblees seeretes dans unemaison particuliere, les catholiques allerent les yattaquer avec du canon ; mais Nie. de Wengen ,avoyer et catholique , leur defendit de tirer. « Ah !«leur disoit-il , vous allez repandre le sang de vos« freres ; tuez-moi plutot»; et cet homme genereuxse placa devant la bouche du canon. Dans quel sie-cle cette belle action n’obtiendroit-elle pas l’hom-mage des cceurs nobles et sensibles !
Les sept cantons, avec Glaris et Appenzel catho-liques, et le Yalais,se liguerent pour la defense de