DE RELIGION.
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la foi, et les cantons protestants suivirent cet exem-ple. Ainsi l’on se ligua dans ce monde pour les in-terets de l’autre. La dispute de Luther avec Zwingle,sur la presence reelle dans reucliaristie, divisa lestlieologiens et la nouvelle eglise en deux confes-sions. Philippe, landgrave de Hesse, invita ces deuxhornmes celebres, avec d’autres savants, ä une Con-ference ä Marbourg , esperant reunir les deux con-fessions ; mais l’esprit vehement de Luther ne vou-lut se preter ä aucune conciliation , et, perseeutepar Rome, il devint persecuteur a son tour.
L’eglise catholique crut tirer de cette clesunionun argument invincihle en faveur de l’autorite desconciles et du pape , par qui seuls on pouvait main-tenir l’unite de la croyance, et prevenir les scan-dales. Mais, ne pouvoit-on pas demander si jamaisces conciles n’avoient ete divises d’opinion , et quelstitres ils avoient ä produire pour leur infaillibilite;est-ce la saintete des papes et du elerge , ou une re-velation ineoutestable P
La secte des anabaptistes troubla de nouveau l’em-pire germanique. Jean de Leyde, leur chef, fut.condamne ä un supplice affreux, et plusieurs de sesdisciples subirent le merne sort. Cette raeme sectese repandit egalement enSuisse. A Bäle, on employales moyens de persuasion pour ramener ces nou-veaux sectaires ; mais sans succes. Comme ils n’ex-citerent aucuns desordres , on finit par les tolerer.
Charles-Quint ayant promis au pape et au roi deFrance d’extirper l’lieresie, convoqua, ä ce des-