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DES ANIMAUX DOMESTIQUES
bien de chevaux manqués et quelle perte leur débitn’occasionne-t-il pas à l’éleveur? Nous en apportonsdeux preuves irrécusables.
Aucun des nombreux établissements d’agronomiequ’on a vu s’établir n’a songé à faire entrer l’éducationdes chevaux dans son économie; tout y porte sur celledes bêtes à cornes ou des bêtes à laine et sur celle desporcs. Non-seulement en France, mais en Angleterrenon plus, aucun des agronomes qui ont illustré ce paysn’a préconisé l’éducation des chevaux, quelque impor-tante qu’elle y soit; ils l’ont à peine regardée commeune branche de leur art, tandis que des milliers de vo-lumes traitent avec une complaisance inouïe de toutce qui concerne la vacherie et la bergerie.
C’est que ces agronomes ont bien su ce qu’il y avaitd’onéreux dans l’éducation de l’espèce du cheval, etqu’elle offrait des difficultés qu’il n’était pas au pou-voir de l’agriculteur de combattre ni de vaincre.
Ces difficultés se démontrent enfin par le seul faitdu besoin où l’on a été de faire intervenir le gouver-nement en faveur de cette éducation, par l’établisse-ment de haras et de dépôts d^étalons, chose qui nes’était faite que pour les mérinos, tandis qu’on n’a ja-mais songé à faire ni haras ni dépôts de taureaux oude porcs.
C’est que l’administration, en outre de ses propresbesoins, avait la conscience du peu d’avantages qu’of-frait l’éducation d’une race qu’elle tenait à mainteniret aux frais de laquelle elle a consenti à participer, enmettant des étalons au service des propriétaires amé-liorateurs.