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Tome second.
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KN FIIASCE.

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De l’amélioration de l’espèce chevaline.

Il s’est écrit de nombreux volumes sur le sujet quenous allons traiter ici; mais tous les écrivains ontabordé la question sous le rapport des procédés à met-tre en pratique, et nul, que je sache, n’a envisagé ceuxpar lesquels elle se lie si intimement avec les usages,les mœurs et la culture du pays ; en un mot, avec sonéconomie. C’est sous ce point de vue que nous allonsconsidérer l’amélioration dont l’espèce chevaline'estsusceptible en France.

La France est l’un des pays les moins propres à l’é-ducation des chevaux, par cela seul qu’il est l’un desplus pauvres en prairies et l’un de ceux où la propriétéest le plus divisée, et par cela même qu’elle y est peupropre ; le cultivateur n’y a point appris à s’en occu-per, ni à lui donner les soins qu’elle exige. Ces dispo-sitions ne se retrouvent que sur les points du royaumeque nous avons désignés comme offrant les caractèresque demande cette éducation. Nous avons vu en mêmetemps quelle était, d’après les mœurs du pays, l’es-pèce des chevaux que réclamaient les besoins de sonéconomie ; besoins d’après lesquels l’élève des chevauxde luxe n’occupait qu’un point minime dans cette éco-nomie.

Cependant l’amélioration de l’espèce est une consé-quence du progrès général de l’agriculture et des re-lations commerciales. Ces parties d’un même touts’appellent et s’entr’aident mutuellement ; en sorte quecette question ne saurait rester sans issue ni solution.

Lorsqu’on sortit des orages de la révolution, le