EN FRANCE.
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La race transhumante, qu’on hiverne dans les centlieues carrées qui forment le delta du Rhône, compteplus d’un million de têtes, et voyage chaque printempsdes rivages de la Méditerranée sur les hautes Alpes dela Provence et du Dauphiné, où ils pâturent pendantl’été.
Les procédés de cette industrie sont les mêmes queceux qu’on suit en Espagne et en Italie, c’est-à-direpartout où il y adesmontagnesetundésert à portée lesunes de l’autre. Le désert a fait naître l’industrie, maisaussi l’industrie à son tour conserve le désert, parcequ’elle rend son exploitation commode et profitable.
Le profit résulte à la fois de l’absence de tous lesfaux frais de construction et de toutes les avancesd’exploitation ; et la commodité résultant de ce querien n’est si facile et ne demande moins de prévisionqu’une agriculture où tout consiste à lancer des trou-peaux sur des steppes où ils pourvoient eux-mêmesà leur nourriture. Ainsi, un hectare de la Camarguenourrit trois brebis avec leurs agneaux, et rapporte9 fr. à son propriétaire, sans qu’il ait à faire aucunsdébours.
Depuis que nous avons quitté ces contrées, il s’yopère de grands cha ngements, ainsi que nous en avonspu juger par les écrits du baron de Rivière et deM. le comte de Gasparin. La compagnie des dessèche-ments s’en est emparée, dans l'espoir qu’en dessalantle sol au moyen des irrigations d’eau douce, on luirendrait toute la fertilité arable d’un sol d’alluvion.
Après avoir quitté le midi, il fallait aller jusqu’auBerry pour retrouver, au milieu du mélange informede tous les types de brebis et de toutes les qualités