Band 
Tome second.
Seite
48
JPEG-Download
 

ifl DES ANIMAUX DOMESTIQUES

de laines, une race arrêtée et une laine homogène.Aussi avait-elle, comme l’espèce du Roussillon et duLarzac, une réputation faite et des marchés ouverts;mais, précisément aussi en raison de cet avantage,c’est la province où l’introduction des mérinos a étéla plus lente et où les propriétaires ont le plus résistéau croisement qu’on leur proposait.

La race flandrine à grand corsage et à laine longueoccupe le département du Nord et se retrouve surquelques points de ceux de l’ouest; elle s’est intro-duite, par quelques croisements, dans l’espèce picarde,dont elle a grandi la taille. C’est la seule en Francequi fournisse de la laine de peigne; mais trop faibleet trop inégale pour supporter ce traitement, elle sefeutre et donne un grand déchet à la fabrication.

Tel était le pauvre état où se trouvait l’industriedes bêtes à laine en France, lorsque les longs effortsdes Tessier et des Daubenton furent enfin couronnésde succès. Un mouvement nouveau, imprimé par lescirconstances générales dans lesquelles la guerre avaitplacé le commerce des laines, dirigea l’attentionsimultanée d’un grand nombre de propriétaires verscette production, et le premier symptôme de ce faits’annonça par une demande inattendue des béliersmérinos de Rambouillet, qu’on croisa avec des brebisde la Beauce et de la Picardie.

Ce mouvement devint bientôt général, et la multi-plication des bêtes à laine étant rapide, on vit naîtrede nombreux troupeaux métis; tandis que l’espèce pure,soigneusement élevée, multipliait de son côté d’aprèsla proportion de cette race.

Pour accélérer la reproduction de la race pure, le