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Tome second.
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DES ANIMAUX DOMESTIQUES

l’espèce fine s’est répandue, ont introduit des béliersdans leurs petits troupeaux ; mais sans y mettre niméthode ni soins, ils ont ainsi métisé à un degréquelconque leur espèce locale, et n’ont parla obtenuaucune supériorité de produits, ni rien qui pût avoirdes suites avantageuses. Ils ont tant soit peu augmentéle volume de leurs toisons, mais ils ne sont pas arrivésà produire des assortiments pour le commerce.

Ce n’est donc encore que là où se trouvent de lagrande culture et de vastes parcours, soit dans lessteppes, soit sur les montagnes , que la race mérinoss’est établie et indigénée. On peut même dire que lesanciennes espèces locales ont presque disparu de cescontrées, et on n’y en revoit quelques individus queparmi ceux des moutons qu’on fait venir de loin pourparquer les terres.

C’est précisément parce que les troupeaux fins, dontl’éducation exige une meilleure nourriture et plus desoins, se sont indigénés sur les localités que nousavons indiquées ; c’est à cause de cette exigence quel’introduction de ces troupeaux a exercé une si grandeinfluence sur l’agriculture de ces mêmes contrées.

11 s’y est formé une école debergers, parmi lesquelsles bonnes méthodes, après avoir été si longtempset si vainement prêchées par Daubenton, se sont ré-pandues au point d’être devenues maintenant la pra-tique générale du pays. Ilena été ainsi, parce qu’il y aeu de l’émulation entre ces bergers, et cette émulationa eu pour mobile le haut prix des animaux confiés àleurs soins, le grand intérêt qu’y portaient les proprié-taires et le cas que le public en faisait. Ils se sonttrouvés ainsi en présence d’une opinion publique à la-