EN FRANCE.
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troupeau de Rambouillet jusqu’à la fin des importa-tions de M. de Lessert, et regardant comme la secondecelle où les propriétaires n’ont été occupés que du soinde multiplier l’espèce par toutes les voies possibles.Aujourd’hui il s’agit de choisir, d’affiner, d’améliorersystématiquement le grand nombre des troupeaux quel’on a créés durant le cours de la seconde période.
Tel nous semble être le problème qui reste à résou-dre. Les faits qui se sont passés à Naz démontrent quesa solution n’a rien d’impossible ; mais il est, avantd’y arriver, un point de vue plus général, sous lequelil importe de considérer cette question.
Les contrées orientales de l’Europe n’ont été jus-qu’ici que faiblement peuplées ; une grande portionde leur sol appartient même encore à la culture no-made; Iestroupeauxyabondent, etpar conséquent tousles produits animaux; les troupeaux vivent dans lessteppes, dont le capital foncier est à peu près nomi-nal, et n’est, par conséquent, chargé d’acquitter quele plus minime intérêt. Les frais occasionnés par lagarde des bestiaux sont eux-mêmes modiques. L’intro-duction des mérinos dans de telles contrées a donc été,pour les propriétaires, un bénéfice énorme, puisqueleurs toisons ont plus que doublé leurs revenus. Lachair des moutons étant à peu près sans prix, par dé-faut de consommateurs, ces propriétaires ont, d’unepart, apporté leur unique soin au perfectionnementdes laines que le commerce leur achetait, puis-qu’elles composaient la presque totalité du revenu deleurs troupeaux. Non-seulement ils ont amélioré leurlainage, mais ils ont pu le céder à des prix inférieurs,par cela seul que le revient en était très inférieur à