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DES ANIMAUX DOMESTIQUES
celui des laines qu’on fuit croître là où le capital de laterre est beaucoup plus cher, où les frais de manuten-tion s’élèvent bien au-dessus, et où enfin les besoins dela consommation donnent à la chair de l’animal unevaleur tout autre.
Dès lors aussi la production de la laine n’est plusque d’un intérêt relatif pour les cultivateurs qui seproposent d’obtenir de leurs troupeaux, non-seule-ment des laines, mais des engrais pour leurs terres,en les y faisant parquer, et des moutons gras à pré-senter aux marchés de Sceaux et de Poissy.
Ainsi, en ne s’occupant que de l’affinement de leurslaines, ils craignent de perdre sur le parc et l’engrais-sement. En les affinant, ils craignent de voir diminuerle poids de leurs moutons, et de s’exposer à les voirrebuter par ceux qui doivent en payer l’octroi. Ilscraignent enfin qu’après avoir bravé ces considéra-tions, et en dépit des droits établis sur l’entréedes laines étrangères, ces laines n’en viennent pasmoins faire concurrence aux leurs, parce que leurrevient les met à même de supporter ces droits.
Mais il est une réponse à ces questions, un terme àces craintes.
Sans doute qu’il viendra beaucoup de laines dessteppes orientaux de l’Europe -, il en viendra de fortbelles, parce que ces contrées leur sont éminemmentfavorables; sans doute qu’elles pourront se livrer àbas prix au commerce, car elles supporteront tous lesdroits, hors la prohibition ; parce que, au moyen duDrawback, tous les droits sont illusoires, et que sansDrawback, l’exportation des objets fabriqués devien-drait nulle. Sans doute que le prix des laines indigè-