DES ANIMAUX DOMESTIQUES
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l’opposition qu’on a cru remarquer entre le type desanimaux superfins et celui des animaux de poids tientà l’enfance de l’art et à certaines circonstances quiont tendu à produire séparément ces deux types ;c’est-à-dire que là où la nature du pays disposait lesanimaux au renflement de leurs formes, on a fait deleur poids le type par excellence, et que là, en revan-che, où la nature du pays maintenait les animauxfluets, on s’est efforcé de compenser cette disposition,en cherchant exclusivement à obtenir l’affinement deslaines?
Cette double tendance tient sans doute aux disposi-tions d’une nature qui a déterminé que la finesse seraitl’attribut des animaux les moins volumineux, et a dé-signé les conditions locales où devaient se produire,soit les espèces fines, soit les espèces volumineuses.Ainsi, le cheval arabe réunit toujours lafinesse à l’exi-guïté du poids 5 mais nous savons aussi qu’il .est aupouvoir de l’industrie agricole d’intervertir ces loisnaturelles, sans quoi les éleveurs anglais ne seraientpas parvenus à élever aux plus hautes dimensions letype du cheval arabe , en lui conservant sa vigueur,son haleine et sa légèreté.
Il est donc permis de croire, d’après cet exemple,que l’on parviendra, par des soins analogues, à gran-dir de même le type des mérinos superfins, sans obli-térer les qualités qui les rendent tels. 11 faut sans doutede longues années et des soins réfléchis et continuels,peu compatibles, il est vrai,avec le caractère des culti-vateurs français; il faut delongues années avant de par-venir, par de judicieux croisements et par un système