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DES ANIMAUX DOMESTIQUES
cornes viennent figurer en vain sur les foires, il estrare qu’un porc en ait été ramené invendu. Mais quoi-que cette espèce animale soit en général fort sembla-ble à elle-même, néanmoins les porcs élevés dans telsou tels districts ont certains traits distinctifs qui fontreconnaître la race à laquelle ils appartiennent.
Il y a en France trois de ces races : l’une est celle deWestphalie, qu’on distingue par la couleur rougeâtrede ses soies, son dos arqué, son ventre retroussé, lerapprochement et le redressement de ses oreilles. Elleest médiocrement féconde, facile à nourrir; son poidsne dépasse guère 100 à 120 kilogr. Elle se plaît beau-coup dans les bois, et semble tenir du sanglier plusque nulle autre. Si elle fournit moins de graisse, c’est,en revanche, entre toutes les races, celle dont la chairest la plus succulente. Elle occupe la contrée la plusforestière du royaume, car on la trouve répandue aunord-est des Vosges jusqu’aux Ardennes.
La seconde race est celle d’Italie, qui occupe le Dau-phiné et la Provence ; sa couleur est toujours noire,sans mélange de taches. Elle a le corps plus allongéque la race rouge, le groin plus long, les oreillesévasées et tombantes, le dos arqué, mais assez large,les flancs retroussés, les jambes très menues. Cetterace est tardive, médiocrement féconde, difficile ànourrir; mais le lard qu’elle fournit demeure blanc etserré, et sa chair est savoureuse. Elle ne dépasse guèrele poids de 160 à 180 kilogr. On ne trouve dans tout lereste du royaume qu’une seule race, plus ou moins blan-che, et découpée en taches tantôt noireset souvent rou-ges ou même roses. Les variétés d'une race qui occupeun si grand espace et des régions si diverses doivent