EN FRANCE.
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tout. On peut l’élever à l’herbe et l’engraisser avectous les débris et les rebuts du ménage. Il se nourritaux champs, dans les bois aussi bien qu’à l’étable ; ilpeut ainsi prospérer dans les bons comme dans lesmauvais pays, puisque dans ceux-ci, on peut suppléerà volonté à la nourriture que le pâturage lui refuse.Mais, pour être ainsi un absorbant universel, il n’enconsomme pas moins beaucoup, et ne prospère qu’au-tant que sa nourriture est abondante.
Ces conditions ont rendu l’usage du porc presqueuniversel, et il est répandu en France avec plus deprofusion que nulle autre des espèces domestiques ; onl’entend grogner à l’heure de ses repas dans toutesles fermes 5 il habite sous tous les toits, et il n’est pasde chaumière autour de laquelle on ne le voie rôder,en cherchant à atteindre de son groin informe, maisadroit, les bribes de toute espèce, dont sa gloutonne-rie s’accommode.
Cependant il ne s’élève pas partout indistinctement ;il s’est fait à cet égard une sorte de répartition qui nese fonde guère que sur des habitudes, d’après les-quelles se rencontrent certaines contrées où les ména-gères sont Hères de promener leur truie au long cor-sage, accompagnée d’une douzaine de nourrissons 5tandis que, près de là, les mêmes ménagères ne con-çoivent ni cette joie, ni cet orgueil champêtre, etqu’elles ne mettent les leurs qu’à étaler aux yeux deleurs voisines, le jour de l’abattage, l’épaisseur desflancs entr’ouverts du porc qu’elles ont engraissé.
Ces animaux sont donc partout un grand objet decommerce, d’autant plus sûr, qu’il n’offre jamais derebut, et, tandis que tant de chevaux et de bêtes à