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Tome second.
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DES ANIMAUX DOMESTIQUES

yeux s’obstruent, et ces malheureux animaux en arri-vent au point de ne pouvoir plus se mouvoir ; mais lagraisse qu’on en obtient est peut-être celle de toutesqui revient au plus bas prix, en raison de l’incroyablefaculté de cet animal à convertir en graisse, dans lemoins de temps possible, les aliments qu’il a consom-més. Fondue avec partie égale d’huile de colza, on enfait une provision de ménage précieuse dans les cui-sines rurales.

Cette même disposition nuit aussi à la fécondité desa race, parce qu’elle s’obstrue de graisse avant l’é-poque de sa puberté, à moins qu’on n’ait le soin dene lui laisser manger jusqu’alors que de l’herbe, et dela laisser courir en liberté. On pourrait croiser avan-tageusement cette race avec celle à poil rouge et àpoil noir, auxquelles elle transmettrait les qualités quileur manquent.

Quant à la race pie, nous pensons qu’elle provientd’un tel croisement, opéré vers l’époque où la décou-verte du chemin des Indes permit d’importer facile-ment ses productions, puisqu’antérieurement les Ro-mains, et plus tard les Francs, avaient dû transporterdans les Gaules les races indigènes de leur pays.

L’éducation des porcs a dû plus que tiercer depuisquarante ans, par la double raison que la consomma-tion de cet animal est le premier signe d’aisance parlequel les ménages villageois dénotent leur mieux-être, et que l’entretien des porcs est le plus faciledans l’économie de la petite culture.

Ainsi il doit non-seulement y avoir suffisamment deces animaux pour satisfaire aux besoins de la con-sommation des 8 millions dont la population de la