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Tome second.
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EN FRANCE.

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France s’est accrue, mais aussi pour le surplus demieux-être des 33 millions de cette population.

A cela il a été pourvu par l’introduction simultanéede la culture des pommes de terre, qui fournissent unaliment toujours prêt pour ces animaux, qu’on leurfait consommer crus pendant leur croissance et qu’onleur donne en soupe pour les engraisser, et par cellede la betterave champêtre, que les porcs consommentavec un grand profit, soit cuite, soit crue. Ces ali-ments permettent de disposer ainsi d’un approvision-nement considérable et facile à se procurer, en dehorsdes débris de ménage, du dessous de lait, des grainset des glands qu’on a partout l’usage de réserver auxporcs.

Lorsque ces animaux sont convenablement logés etconduits dans le but d’en obtenir de l’engrais, on peutleur faire animaliser beaucoup de litières et produirebeaucoup (l’un engrais qui n’est pas à dédaigner. Nousavons l’usage, dans le domaine que nous cultivons nous-même, d’accorder en partage aux journaliers du vil-lage un hectare environ de terre qu’ils cultivent à labêche dans la saison morte, qu’ils fument avec l’engraisde leur ménage et de leurs porcs, mêlé avec celui queleurs enfants ramassent partout, et qu’ils jardinenten pommes de terre, choux, haricots, chanvre, à con-dition qu’ils nous rendent le terrain nu au 1 er octo-bre, époque où nous y semons le blé, que nous faisonssuivre au printemps par du trèfle ou du sainfoin. Cesprovisions permettent à leur tour à ces journaliersd’enlretenir le porc qui nourrit leur famille, tandisqu’il sert à engraisser nos terres. Nous savons que cet