DU TERRITOIRE DE LA FRANCE.
99
de fertilité sont toujours relatives et ne sauraient êtreque telles 5 au lieu que celles que nous allons être ap-pelé à faire sur de grandes masses sont nécessaire-ment absolues, parce que toutes les considérations lo-cales qui entraînent le jugement des répartiteurss’anéantissent dans l’étendue des masses que nousexaminons.
Avant, de procéder à cet examen, nousdevons aver-tir que le terme de fertilité s’applique à la productiondes céréales, car il y a beaucoup d’autres productionsqui, pour prospérer, ne réclament nullement les mê-mes conditions de fertilité : ainsi la vigne s’élève àplaisir sur tel coteau dont le sol ne produirait que laplus chétive moisson ; telle terre basse et calcaireforme une riche prairie, tandis que, semée en blé, onl’y verrait se rouiller et dépérir.
D’ailleurs,prisedansunsensgénéral,laterrefécondepour les céréales le sera de même pour la très grandemajorité des récoltes que l’industrie agricole demandeau sol qu’elle laboure. Ainsi les prés artificiels, leslégumineuses, les racines, les plantes textiles et oléa-gineuses y prospèrent dans la même proportion. C’estpourquoi nous faisons des céréales l’étalon de l’échelleque nous allons établir.
Il est,nousen convenons, bien plus difficile de faireune complète abstraction de la part de fertilité que laterre doit au travail longtemps répété de l’homme, carcette part, ajoutée à celle que les accidents de la na-ture ont faite à chaque sol, ont fini par s’identifier detelle sorte qu’un œil très exercé peut difficilement lesdiscerner, attendu 1° que les sols fertiles, étant ceuxdont les productions sont les plus volumineuses, sont