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Tome second.
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DESCRIPTION AGRICOLE

aussi celles qui se fournissent à elles-mêmes le plusgrand volume d’engrais, qui, sans cesse reversé sur lemême sol, tend à en augmenter sans relâche la ferti-lité, ou, en d’autres termes, la dose de l’humus qu’ilcontient.Si cet effet venait à cesser, on pourrait alorssaisir le point de départ entre la fertilité native et lafertilité acquise; mais le mouvement étant incessant,il échappe à la juste appréciation de l’agronome ;2° cette appréciation se complique encore pour lui del’effet du travail sur la terre. Nous avons remarquéplus haut que le cultivateur ne refusait aucun effort,aucun labeur aux terres fertiles qu’il est appelé à cul-tiver; tandis qu’il néglige la culture des sols ingratsqui lui sont tombés en partage. Ce travail , ces soinsrépétés durant des siècles ont partout ajouté à la fer-tilité native des sols riches.

Néanmoins et au travers des fascinations que l’artagricole interpose entre l’appréciateur de la fertiliténative d’une terre et celle qui lui est donnée par lessoins d’une habile agriculture, l’agronome expéri-menté parvient à faire les parts de ce qui appartientà l’art et de ce qu’avait fait la nature. Car il est desindices certains auxquels l’expérience apprend à re-connaître cette fertilité native, dont la recherche nousoccupe.

Ainsi un sol de première classe ne se trouvera pres-que jamais que dans les plans inférieurs du sol, il seraperméable à l’eau, sans se dessécher, la pluie ne lerendra pas glutineux, la sécheresse ne le durcira pas,parce que, dépourvu de pierres, il contiendra une proportion suffisante de silice et d’alumine pour compen-ser, l’une par l’autre, les influences des saisons contrai-