DESCRIPTION AGRICOLE
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Ces données sont bien générales, sans doute, etnous ne pouvions nous flatter de traiter un pareil sujetavec plus de précision. Par leur nature même, lesnuances d’une si grande variété, qui distinguent laqualité des sols, ne sauraient entrer comme élémentsdans une analyse de cette espèce, faite sur une aussivaste échelle.
On ne saurait non plus, sans s’appliquer à faire untravail tout spécial et d’un développement considéra-ble, tenir compte de toutes les particularités qui, çàet là, présentent des exceptions à la nature généraledusol.
Ainsi, nous savons qu’il existe, dans les Hautes-Al-pes, par exemple, certains vallons resserrés, où lestorrents ont déposé des lits d’alluvions, par refletdesquelles leur sol a acquis une fécondité compara-ble à celle de la vallée de l’Isère ; mais, comment avoirégard à ces petites superficies, pour les faire entrerdans un classement qui ne saurait tenir compte quedes masses? Or, nous pensons que ces masses ne sontpas assez éloignées de la vérité pour ne pas les adop-ter comme base du travail auquel nous allons nouslivrer, en poursuivant notre ouvrage.
Mais, avant d’entrer dans les applications spécialesque nous nous proposons de faire de la science agri-cole, nous devons consacrer un chapitre à traiter descompensations que cette science offre aux cultivateurs,dont les terres n’appartiennent pas à celles que nousavons classées dans les catégories de fertilité.