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Tome second.
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DU TERRITOIRE DE LA FRANCE.

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CHAPITRE IV.

Des compensations à la fertilité du sol.

Ces compensations sont de deux natures; l’une ap-partient aux lois mêmes de la création, qui ont voulu,afinqu’aucune terrene restât dépourvue de végétation,qu’il y eût des végétaux appropriés à chaque espècede sol. L’autre tient au choix des combinaisons quel’agronomie a su faire pour amender les sols de qua-lité inférieure.

Ainsi, là où le froment languit, le seigle et le sarra-sin prospèrent; là où le blé souffre par trop d’humi-dité, on obtient d’abondantes prairies. Telle terre estimpropre à produire de vigoureuses céréales, où l’ontrouve, en revanche, un admirable sol forestier ; danstelle autre, la vigne prospère et acquiert quelquefoisune valeur bien supérieure à celle de la meilleure terrearable, si ce sol, blanchi par la craie, produit, commeen Champagne, du vin de Silleri.

Or, comme les besoins de la consommation sont loinde se borner à celle du seul produit des céréales, ilarrive que, telles des terres que nous avons portéesdans les dernières classes de fertilité n’en donnentpas moins des revenus souvent supérieurs à ceux despremières, et compensent ainsi, et au-delà, leur infé-riorité native. Ce fait n’a pas besoin de preuves ulté-rieures, car il est notoire pour tout le monde. Mais cequ’il nous importe d’établir, c’est qu’en vertu de sonheureux climat, le territoire de la France a droit,