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Tome second.
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DU TERRITOIRE DE LA FRANCE.

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individuel et public qu’aurait la conversion des mau-vaises terres arables en terres forestières. Les adver-saires des défrichements auraient raisonné avec plusde justesse s’ils avaient donné pour motif à la prime,dont ils sollicitaient la conservation en faveur del’économie forestière , l’importance dont était cetteéconomie pour les sols pauvres que les bois recouvrenten majeure partie ; car il y avait sous ce point de vuemotif à demander le maintien de la prime, puisque,avec sa suppression, il aurait été possible de voir dis-paraître ces bois, et avec eux le meilleur emploi desterres qu’ils occupent.

Cette extrémité à laquelle nous ne croyons pas ,même avec la réduction ou la suppression des droitsd’entrée sur les fers, démontre que toute bonne éco-nomie se résume dans ce meilleur emploi des forcesvégétatives, combinées avec le climat, dont chaqueterre est pourvue, ou, en d’autres termes, qu’il fautappliquer chaque sol à l’espèce de culture et de pro-duction à laquelle il est le plus propre. Cette loi quenous avons déjà énoncée n’est encore suivie qu’empi-riquement et par la force des choses, mais sans avoirobtenu le consentement des cultivateurs qui s’effor-cent de surélever l’espèce des productions qu’ils con-tient à leurs terres, jusque-là qu’elles se refusent àfaire croître celles qui leur sont trop antipathiquesou trop au-dessus de leur fertilité native.

Aussi l’économie rurale offre encore en foule cesanomalies qui laissent des terres au-dessous de leurmeilleure production, parce que leurs forces sont malappliquées. Telle localité formerait une bonne prairieoù l’on s’obstine à semer des^céréales auxquelles nuit