DESCRIPTION AGRICOLE
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l’humidité; telle autre triplerait sa valeur si elle étaitimplantée en vigne où l’on n’obtient que de faiblesmoissons; dans telle autre enfin on récolterait debelles céréales, si la superficie n’en était pas occupéepar des bois, tandis qu’on s’obstine à faire de pitoya-bles moissons sur de pauvres sols où l’on pourraitabat-tre des taillis touffus.
Les mêmes erreurs se commettent par les cultiva-teurs qui sèment la luzerne là où il faudrait du sain-foin, et du blé là où ils ne sauraient récolter que duseigle.
Ces fautes et ces anomalies tournent toutes au dé-triment des dernières classes de terre, car l’avantagedes premières est précisément celui de se prêter àtoutes les productions, parce qu’elles ont la vertu deles pousser à leur perfection. Il reste donc là encoreun champ ouvert à l’ambition rurale de ceux qui pos-sèdent des terres de qualité inférieure, qu’il leur estpermis d’amener à leur meilleure production en les ap-pliquant à l’espèce de culture qui convient le mieuxà leur propriété particulière, d’après leur nature etleur climat.
Dans l’état actuel des choses, nous pouvons admet-tre que plus de 9 millions et demi d’hectares, en na-ture vignicole et forestière, c’est-à-dire un tiers envi-ron de la superficie classée parmi les terres ingratesdu royaume, donnent à ces terres une compensationde leur moindre fertilité.
Il faut comprend re encore dans cette compensation,pour une faible étendue à la vérité, les terres plantéesen oliviers et une portion de celles où croissent lesmûriers.