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DESCRIPTION AGRICOLE
ceux qui ont frappé leurs regards dans les trajetsqu’ils ont faits en France ; car, en fait d’exemples, ceuxque l’on cite sont loin d’avoir autant de prix que ceuxdont on a été témoin. Mais nous les invoquons touspour fournir la preuve que l’amélioration des sols in-grats du royaume est loin d’être impossible.
Il est essentiel de mettre ce fait hors de cause, caril offre une objection permanente qu’on oppose sanscesse aux entreprises agronomiques et que le fait seulpeut contredire. Mais nous avons nous-même signaléplus haut les dangers auxquels s’expose l’agronomie,en voulant tenter imprudemment de telles améliora-tions, et nous avons indiqué comment il fallait pro-céder pour s’en mettre à l’abri.
Il y a donc au pouvoir de l’homme des moyens ar-tificiels qu’il ne tient qu’à lui de mettre en œuvre, etpar l’emploi desquels il peut arriver à compenser ledésavantage avec lequel les terres ingrates se pré-sentent dans le grand cours sans cesse ouvert à l’a-griculture.
Sans doute que, pour pouvoir figurer dans un telconcours, les terres infertiles demandent des travauxet des avances dont les sols fertiles peuvent se passer,et ce sont ces travaux et ces avances que le grandnombre des cultivateurs se refusent à faire, sans son-ger néanmoins que ce qu’ils pourraient y dépenserserait loin d’équivaloir à la différence du capital vénaldes deux qualités de terre. II y a, en effet, souvent unplus grand bénéfice à obtenir dans l’acquisition d’undomaine en sol pauvre, qu’en achetant à haut prixune terre réputée pour Sa fertilité; car on acquiertl’une et l’autre d’après le montant de leur revenu