Band 
Tome second.
Seite
121
JPEG-Download
 

DU TERRITOIRE DE LA FRANCE.

121

suite de l’ignorance et de l’impossibilité tout à la foisoù ils sont encore de connaître et d’appliquer les pro-cédés par lesquels on se procure artificiellement cesmatières premières de l’humus.

C’est parde tels procédésqu’on est parvenu à l’amé-lioration des terres siliceuses du Norfolk, de la Cam-pine belge, des sables du Brandebourg. Il en pourraitêtre de même d’une grande portion, au moins, desterres ingrates de la France , car sur tous les pointsque ces terres occupent il y a quelques faits qui le dé-montrent. 11 s’y trouve des parcelles dont une cir-constance a favorisé l’amendement ; souvent c’est unnouvel acquéreur qui, dans son zèle novice, a fait pur-ger et cultiver soigneusement la terre stérile qu’ilavait acquise à bas prix, puis à l’aide de l’engrais ac-quis de l’aubergiste voisin, il y a récolté, après unemoisson doublée par ces procédés, un trèfle qui faitl’admiration des passants. Plus souvent ces phénomè-nes se voient sur les terres des maîtres de poste, etnous avons vu, il y a peu d’années, celui de Pierre-Ecrite se complaire à voir sa fort belle moisson, qu’ilavait fait croître sous un des plus mauvais climats dela France, et sur le sol granitique le plus rebelle duMorvan. Nous avons vu le même fait réalisé parM. Rameau, maître de poste à la Chaleur, dans uneterre du plus pauvre calcaire feuilleté de la Haute -Bourgogne.

On peut le voir accompli en grand chez notre col-lègue, M. Vilmorin, sur les terres qu’il a acquises au-près de Montargis, dans la mauvaise partie du Loiret.Nous nous arrêtons aux exemples que nous venons deciter, laissant au souvenir de chacun à leur rappeler