128 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
ont dû faire de leur côté des profits à l’aide desquelsleurs exploitations ont été saturées des capitaux quedemandaient les améliorations déjà exécutées et cellesque leurs domaines réclament encore.
Mais si l’agriculture a trouvé dans la région du nordde la France un vaste champ, si elle occupe un cadreouvert et grandiose, si même l’agronome y rencontredes campagnes fécondes et de beaux sites sur les pen-chants qui accompagnent le cours des rivières, l’en-semble du pays n’a pourtant rien de pittoresque etl’aspect en est monotone. Il manque, en effet, de cestraits auxquels notre imagination attache, sans tropde raison peut-être, le caractère rustique où nousaimons à placer les tableaux de la vie et du bonheurchampêtres.
Les champs y sont sans clôtures et sans ombrages.11 n’y en a que dans les contrées d’herbages ; ailleursl’étendue des campagnes dépourvues d’accidents na-turels, ou créées par l’art au moyen deshabitations ru-rales et dans les plantations qui les accompagnent,ces champs se prolongent sans limites apparentes, etsans offrir d’autres termes que la ligne uniforme desbois, bornes lointaines données à l’horizon, ou celledes murailles d’enceinte d’un parc enveloppant lesfutaies au milieu desquelles s’élève un château quel’on découvre en arrivant en face de la triple avenuedestinée à y conduire. Çà et là quelques remises deperdrix paraissent au milieu des champs comme depetits bosquets, auxquels la charrue a donné uneforme régulière, tandis qu’au-delà se trouve le village.
Loin de s’être établis à distances dans leurs domai-nes, les propriétaires, pour former ce village, ont, au