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Tome second.
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A l’agriculture 0E LA FRANCE. 13 1

par des bâtiments à un étage, dont deux contiennentles étables et les écuries, la troisième la grange à bat-tre les grains qu’on laisse, en attendant, amoncelésen vastes meules autour et en dehors du manoir. Ledernier de ces bâtiments est consacré à la demeuredu fermier, à ses dépendances et magasins, au toit àporc et à la basse-cour. Nulle sortie extérieure n’estménagée dans ce système de construction, si ce n’estla porte charretière où tout doit passer. Le fermier,de sa demeure, a l’œil sur tout son intérieur, et cesystème excellent de construction rurale rappellecelui des belles fermes de la Lombardie et du Pié-mont; mais quelle différence dans leur constructionet dans leur tenue !

Tout a sa place désignée dans les fermes d’Italie, ettout y est replacé chaque soir; jamais un instrumentaratoire, un fagot ou un débris quelconque ne selaisse apercevoir dans la cour intérieure. Elle ne pré-sente qu’une aire nivelée et soigneusement nettoyée.Terminée sur trois de ses flancs par des portiques dontl’extérieur s’appuie sur un mur de brique, tandis quela pente intérieure du toit repose sur des alignementsde colonnes. C’est sous le vide qu’ils offrent que l’onplace, au niveau de la terre, les blés et les fourrages.Ces portiques servent ainsi à la fois de fenils, de gran-ges et de remises, où tout est mis à l’abri, où tout estrangé dans un ordre symétrique et constant.

Un pavillon à deux étages, placé au centre du der-nier flanc de la cour loge le fermier, et contient sesdépendances. Dans l’intervalle qui reste entre le pa-villon et les portiques des deux flancs perpendicu-laires, sont placées, d’un côté, l’étable des bœufs,